Ne serions-nous pas un peu responsables de nos malheurs ?

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Je vous propose la lecture d'un article de Guillaume Lemoine qui s'intitule Ne serions-nous pas un peu responsables de nos malheurs ?

L’apiculture française qu’elle soit professionnelle ou amateur ne va pas bien

Les ruches ont du mal à se maintenir et nombreux sont les apiculteurs qui renoncent à leur loisir ou qui doivent remplacer ou acheter à chaque nouvelle saison des colonies ou des essaims pour remplir leurs ruches tant la mortalité des abeilles est importante. Les causes expliquant leur mortalité sont nombreuses et souvent complexes. Il s’agit généralement de l’effet combiné de diverses causes. Les premières citées sont bien sûr l’empoisonnement généralisé des écosystèmes et des espaces agricoles par de nombreux biocides (insecticides notamment), et la disparition de nombreux habitats «naturels» et des ressources florales qui fournissent nectar et pollen aux abeilles.
Il est souvent plus facile d’incriminer des causes extérieures pour expliquer nos difficultés, et les causes formulées ci-dessus sont très probablement les principales raisons qui expliquent l’effondrement général des colonies d’abeilles domestiques, mais d’autres causes pourraient compléter ces premières raisons et seraient, par contre, de notre responsabilité.

Serions-nous prêts à les entendre, les écouter, puis les accepter ?

Quelle est donc notre part de responsabilité dans cet état de fait. Je ne parle pas ici de nos habitudes de consommateurs qui cherchent quasi systématiquement les produits les moins chers et qui sont peu enclins à ne consommer que des produits «responsables» et, dans le cas des productions agricoles, que des produits issus d’une agriculture biologique ou plus respectueuse de l’environnement. Les consommateurs par leurs choix ont, bien évidemment, la capacité de réorganiser les marchés, et peut-être qu’en étant plus exigeants sur les produits que nous consommons, nous favoriserons le développement de filières agricoles favorables aux abeilles.